la fcpe et les actions de défense du système éducatif


En tant qu'association de parents d'élèves, la FCPE participe, quand les revendications rejoignent celles qui sont les siennes, aux journées d'action et aux appels lancés en collaboration avec les organismes professionnels et les associations en relation avec l'éducation.

La FCPE se positionne clairement opposée aux réformes qui visent à sacrifier le service public d'éducation.

Les dernières réformes annoncées et d'ores et déjà en marche inquiètent la FCPE, car elles touchent aux principes mêmes du système éducatif de la république.

Au niveau NATIONAL :
. Suppression de 13500 postes à la rentrée 2009, après la suppression de 11200 postes à la rentrée 2008
. Diminution des horaires et des conditions d'enseignement


Au niveau de l'ECOLE PRIMAIRE :
. Attaque du bien-fondé de la scolarisation des jeunes enfants en maternelle
. Suppression des dispositifs d'aide aux élèves en difficulté (RASED)
. Projet de création des EPEP et mise en place d'un classement des écoles

Au niveau des COLLEGES :
. Augmentation des effectifs dans les classes
. Diminution des moyens de remplacement des enseignants absents (pour cause de maladie, formation, congé de maternité...)

Au niveau des LYCEES :
. Mise en place de la réforme des lycées avec disparition de certaines disciplines des enseignements obligatoires
. Recrutement des enseignants à bac+5 et affectation sur le terrain sans formation initiale
. Atteinte à l'accès à la formation continue des enseignants

Au niveau de l'UNIVERSITE :
. Modification du statut des enseignants chercheurs
. Mise en concurrence des universités


Au niveau de la FORMATION DES ENSEIGNANTS:
. Recrutement des enseignants à bac+5 et affectation directe sur le terrain sans formation initiale
. Atteinte (second degré), voire suppression (premier degré) de l'accès à la formation continue des enseignants

Au niveau de l'ACADEMIE :
En ce qui concerne le taux d'encadrement, notre académie se retrouve :
- en 26ème place sur 30 pour les collèges (2ème l'année dernière)
- en 28ème place sur 30 pour les lycées professionnels (26ème l'année dernière)
- en 30ème et dernière place pour les lycées
Dans le classement des "villes où il fait bon étudier" élaboré par l'Express, Nice apparaît en 21ème position.
Dans le classement établi par l'Etudiant, Nice est également mal classée

Un diaporama expose tous les aspects des différentes réformes engagées ou programmées.
Voir le diaporama

Un appel a été lancé par un gand nombre d'organisations regroupant les usagers et les intervenants dans le monde de l'éducation.
Lire l'appel


Toutes ces mesures sont une remise en cause de l'accès à l'éducation gratuite et égalitaire, notamment pour les catégories les moins aisées.
Le détail des différentes réformes engagées par le ministère de l'Education Nationale et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS

La révision générale des politiques publiques (RGPP) est un des dossiers prioritaires du pouvoir exécutif. La France s’apprête à suivre une recette déjà appliquée par d’autres pays… qui ne sera pas sans conséquences sur le service public et ses personnels, puisqu'il est annoncé que l’emploi d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sera pas remplacé.

Les 13 500 suppressions d’emplois annoncées pour la rentrée 2009, après les 11 200 subies à la rentrée 2008, sont le début d’une ponction d’au moins 40 000 postes sur les trois ans à venir. Au moment où tous les chiffres du chômage en France repartent à la hausse, il s’agit donc d’un véritable plan social. Ce projet, qui supprime 20% des places aux concours pour 2009, remet également en question l’avenir de milliers d’étudiants engagés depuis plusieurs années dans un parcours universitaire.

 

ECOLE PRIMAIRE


SUPPRESSION DES RASED

Les Réseaux d'Aide aux Elèves en Difficulté, constitués d'enseignants formés spécialement à ce métier, prennent les élèves en groupes très restreints, ce qui permet une "remédiation" (mise en place de méthodes particulières adaptées à ce public), à ne pas confondre avec l'"aide aux enfants en difficulté" présentée en remplacement.
Le but inavoué de cette mesure est de renvoyer 3000 RASED devant desclasses entières (un tiers des RASED existants, les autres subissant le même sort dans les deux années suivantes).

ENSEIGNEMENTS
Deux heures d'enseignement disparaissent, censées permettre la mise en place de l'aide aux enfants en difficulté. Les programmes, eux, s'étoffent notamment du retour de la morale (rien à voir avec l'education civique !).

SUPPRESSION DE LA MATERNELLE
En désaccord avec les avis des experts qui s'accordent sur l'intérêt de la scolarisation des jeunes enfants dès l'âge de 2 ans, l'idée est avancée de transformer les maternelles en des "lieux d’éducation principalement animés par des éducateurs" sur le modèle des kindergarten allemands, et d’en confier la gestion aux municipalités. Il suggère de ramener l’âge de la scolarisation obligatoire à 5 ans et de créer une entrée par un cycle comprenant la grande section, le cours préparatoire et le cours élémentaire 1ère année.

REMPLACEMENT DES ENSEIGNANTS
La baisse des recrutements, le renvoi des RASED devant des classes classiques (la "sédentarisation" dont parle le Ministère) va faire fonctionner les écoles à flux tendu, sans traitement adapté aux spécificités du public.
Le remplacement systématique des enseignants va devenir plus difficile, la formation continue de ces professionnels de l'enseignement quasiment impossible.

   
 

COLLEGE ET LYCEE

 


HORAIRES

Les disciplines qui nécessitent la manipulation (technologie, sciences physiques, SVT en collège) sont ramenées à des horaires "planchers" et des conditions (enseignement en classe entière la plupart du temps) qui nuisent à leur intérêt.
Certaines disciplines sont amenées à disparaître du "tronc commun" enseigné dès la classe de seconde.

ENSEIGNEMENTS
Les choix d langues vont être réduits au collège.
Les options vont être réduites au strict minimum au lycée.

PERSONNELS
Les adultes présents dans les établissements (demi-pension, surveillance...) vont encore diminuer.
La baisse du nombre d'enseignants, la transformation de postes fixes en heures supplémentaires à effectuer par les enseignants en poste, la diminution des recrutements vont rendre encore plus dramatiques les possibilités de remplacement des enseignants en cas de maladie.
Comme pour les enseignants du primaire, la formation continue va s'en trouver largement affectée.

ORIENTATION
La rénovation de la voie professionnelle repose sur deux grands principes dans le projet ministériel :
. la préparation de l’orientation au collège
. le développement de l’aide à la construction du projet pendant la scolarité au LP
Ceci sans aucun moyen, sinon les enseignants, sans recrutement de Conseillers d'Orientations Psychologues (COPSY). Les heures de vie de classe au collège et l’option découverte professionnelle, qui restera facultative, sont les seuls espaces proposés.

REFORME DU LYCEE
Le ministre de l'Éducation a reporté la réforme du lycée, "afin de ne pas courir le risque de voir cette réforme constituer l'étincelle qui mette le feu aux poudres". L'annonce précipitée de la mise en place de la nouvelle classe de seconde basée sur l'organisation des enseignements en semestres et la diminution du nombre d'heures de cours par une sélection des disciplines avait entrainé une réaction vive des enseignants et des lycéens inquiets d'une diminution de la valeur de la formation qui leur serait apportée.
Prévue pour la rentrée 2009, la réforme de la seconde doit ainsi être reportée d'un an et entrer en vigueur à la rentrée 2010. Les discussions vont néanmoins reprendre prochainement avec les syndicats. Selon Xavier Darcos, la réforme devrait cette fois concerner l'ensemble des classes de lycées, et non la seule seconde.

   
 

FORMATION

 


Avec le projet de "masterisation", les enseignants seront à partir de l'an prochain recrutés à bac+5 (en fin de "Master2"), avant d'être directement affectés dans des établissements, simplement "accompagnés" par un enseignant en poste, e tcela sans jamais avoir été en responsabilité dans une classe. Fini le recrutement suivi d'une année faite d'actions de formation et de stages en resposabilité dans une classe !
Puisqu'il n'y aura plus de stagiaires, le remplacement des enseignants du primaire ne pourra plus être assuré.

La réforme du recrutement se traduira par un abandon de la formation professionnelle des enseignants :
. Elle permettra d’économiser quelque 30 000 emplois de stagiaires.
. La disparition probable des IUFM est annoncée, alors que c'est eux qui permettent d'articuler la formation académique et des pratiques de terrain diversifiées.

Un rapport a été remis en septembre 2008 sur "le bilan et l'évolution du cursus de master" à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Jean-Michel Jolion, qui en avait la responsabilité, affirme : "Cette intégration doit permettre de reconnaître qu’enseigner relève d’une compétence professionnelle et qu’exposer son savoir ne suffit pas à transmettre des connaissances. Au sein des universités, les IUFM doivent jouer pleinement leur rôle d’assurer une formation professionnelle commune à tous les enseignants, à la fois pédagogique et académique et en lien avec la recherche."

   
 

SUPERIEUR/UNIVERSITE

 


Le début de l’été 2008 a été marqué par une mobilisation importante contre les projets de restructuration de la recherche. L’été a aussi été marqué par les dernières annonces du "Plan Campus" (crédits alloués à certaines universités choisies pour leur rénovation), qui accroissent les inégalités entre établissements et à l’intérieur de chacun d’eux. De plus, pour la première fois depuis 15 ans, 200 suppressions d’emploi au moins (enseignants-chercheurs, enseignants, personnels BIATOSS) sont annoncées dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche alors que le secteur est présenté comme prioritaire et que des emplois sont nécessaires à la réussite des étudiants.

Dans la logique concurrentielle des classements (Shanghai, AERES,...), est annoncé un « palmarès » des universités françaises selon la façon dont elles auront appliqué les préconisations du ministère. Les universités vont se trouver en concurrence, précipitant ainsi la disparition de certaines filières dans telle ou telle université et favorisant une "compétition" au détriment des objectifs de l'enseignement supérieur.

La mise en place de la LOLF (Loi Organique relative aux Lois de Finance) fait craindre le pire aux IUT dont les moyens financiers pourraient être réduits, voire disparaître dans certains cas.

   
 

PUBLIC/PRIVE

  Les écoles privées ont bénéficié d’une manne supplémentaire de trois millions d’euros. Le gouvernement a en effet décidé de leur octroyer 148 000 heures supplémentaires pour financer des stages de rattrapage à destination des élèves en difficulté. Le CNAL* exprime son indignation face à une telle mesure qui confirme l’avalanche de privilèges accordés par le gouvernement aux établissements privés.

Les organisations du CNAL sont d’autant plus scandalisées que rien ne justifie ce nouveau cadeau. Pourquoi, en effet, accorder au privé une dotation proportionnellement identique à celle du public, alors que ces stages devraient bénéficier aux seuls élèves les plus en difficulté ? Contrairement aux écoles privées, le service public et laïque, et c’est son honneur, ne choisit pas et ne trie pas les élèves qu’il accueille. C’est donc lui qui a la charge quasi exclusive de l’accueil des plus fragiles.

Le CNAL exige que le gouvernement cesse de financer indûment et avec l’argent de tous, les écoles choisies par quelques uns. Le CNAL demande aux citoyens d’exiger avec lui une réorientation budgétaire au profit de l’école de la République.

*Le CNAL est composé des DDEN, de la FCPE, de La Ligue de l’Enseignement, du SE-UNSA et de l’UNSA-Education

   
 

RGPP

 


La révision générale des politiques publiques (RGPP) est un des dossiers prioritaires du pouvoir exécutif. Réorganisation territoriale de l’Etat, création d’agences, propositions de nouveaux transferts de compétences aux collectivités etc. : la France s’apprête à suivre une recette déjà appliquée par d’autres pays… qui ne sera pas sans conséquences sur le service public et ses personnels.

Lors de sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy l’avait clairement annoncé : s’il était élu, il allait supprimer l’emploi d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Dès le conseil des ministres du 20 juin 2007, la révision générale des politiques publiques (RGPP) est lancée. L’impératif de performance est mis en avant. Mais les objectifs, présentés comme « très ambitieux », sont clairs : "En matière d’effectifs, la révision devra donner un mode d’emploi pour mettre en œuvre de manière appropriée l’engagement d’embaucher un fonctionnaire pour deux partant à la retraite."

   
   
   

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